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10月28日

sans titre

ma petite dernière!
 
 

Qui es-tu, ma chimère, qui grimpes sur mon dos ?

Pleureuse dont sur ma nuque, je sens le souffle chaud ?

Laisse-moi une seconde que je puisse apprécier

La beauté de ce monde et son humanité

Le destin est celui que la justice impose

Et c’est seul ou uni qu’on fait de grandes choses

 

Qui es-tu force divine qui m’enlèves le couteau ?

Ta joie m’est trop pénible, tes rires sonnent faux

Le monde n’a qu’un seul but : celui de t’achever

Laisse moi donc tout seul que je puisse consumer

Et c’est quand sur ma tombe, vous mettrez une rose

Que vous verrez le sens de mes paupières closes.

 

Qui es-tu schizophrène, toujours entre deux eaux ?

L’une couleur de perle, l’autre noir corbeau.

Il faudra bien un jour choisir ton bateau

Pour séparer enfin ce bien mauvais duo

On est parfois pour nous un mauvais compagnonCaché dans une nature dont on ne sait le nom…

9月30日

sans déconner

Y AS-T-IL ENCORE QUELQU'UN QUI ME LIT DANS CE BAS MONDE??
 
pas grave, je persiste et signe, avec une petite chanson que j'aime bien..;
 
Je Recherche
Mauss et Charlie
 
Je crois t'avoir vu le long d'un trottoir, meme qu'il pleuvait des cordes
Mais je crois t'avoir vu en bas d'un immeuble boulevard de Verrone
Je pensais t'avoir vu un beau jour de Juin où l'on marché tout comme
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore

Mais je crois t'avoir vu le long d'un trottoir, tu étais ivre mort
J'ai pensé n'avoir plus à lever la tête et à soulever ton corps
J'espérait t'avoir cru quand tu disais qu'un jour on fuirait vers le nord
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore


Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiquonque te ressemblera

C'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiquonque te remplacera


Je crois t'avoir vu, tu embrassais un homme au milieu d'un arene
Je crois que t'as confondu, etait elle bonde ou brune ? la trouvais tu mignonne ?
Mais je crois t'avoir vu croisant son regard la main sur son épaule
Je crois que t’as confondus c’est pas la première fois que ton cerveau déconne

Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te ressemblera

C'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te remplacera


Mais je crois t’avoir vu pas plus tard qu’hier
Je te distingue dans le monde
Des images de toi
J’en vois vingt cinq à la seconde
Je crois t’avoir vu de mes propres yeux
J’en suis presque sûre
J’en mettrais ma mains au feu


Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te ressemblera

C'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te remplacera
 
 
Na!
9月2日

mal du pays

Bien revenue du chili. Expérience merveilleuse. Stop

Envie de le garder pour moi un moment, pour le savourer, et la partager ensuite. Stop.

Besoin de temps, plus de temps.

Temps derrière lequel je cours. Temps qui me fuit.

Temps que j’ai pu toucher durant un mois au Chili.

Mais une fois revenue, c’est comme si. Les affaires reprennent comme se plaisent à dire mes parents. Les affaires reprennent, comme je tente de leur expliquer. Oui, mais trop vite, trop tôt.

Un petit passage par ici et on rencontre untel. Et c’ets ainsi que les affaires reprennent. Contre un gré. Mal gré.

Je ne suis pas obligée. Mais hélas, il faut vivre dans la réalité.

Encore un au revoir, et une affaire est bouclée. J’aurais aimé faire les choses mieux, j’aurais aimé faire les choses bien, mais je n’en ai pas eu l’énergie.

Et l’affaire est partie.

La rentrée est là, déjà. Lundi 10. Une année, encore une.

Et cette année, plus aucune évasion. Alexandra n’est plus à sainté et Cédric m’a larguée. Médecine, ce sera médecine et que médecine. A moins que…

Cette année, je reprendrais mes trams bondés, peut être que je retrouverais dans ma tête ses vendeurs de super8 et les joueurs de guitare et flûte de pan. Mais dans le tram, rien de tout ça. Les gens seront blonds, ils auront les yeux clairs et la peau orangée de soleil. Bien loin de mes mapuches de Santiago. Pas un seul uniforme, personne qui ne dors, des arret parfaitement maîtrisés.

Non, décidément, cette année, je vais préférer marcher à pied.

L’évasion.

La pacifique.

La cordillère.

L’autre bout du monde.

Toutes ces choses qui me fascinent et que je me plais à rêver. Je n’arrive plus à dormir depuis que je suis rentrée. Je regarde la plafond et je pense à tout ça. J’ai besoin de temps pour le développer dans ma tête et en faire un album. Mais d’autres choses prennent la place.

Nouvelle année.

Nouvelle donne amoureuse.

Nouvelle embauche.

Amis qui partent, encore et toujours.

Moi qui reste.

Nouveau projet d’année. Il faut que j’en trouve un, c’est lui qui me motive.

Nouvelle vie.

Nouvel était d’esprit.Le Chili en plus. 

8月1日

juste avant de partir...

ayè, les valises sont faites (ou presque), et ce ne fut pas sans mal! je pars dans quelques heures à l'autre bout du monde, et je suis toute stressée. oui, je sais, y'a pas de raison et patati et patata. mais bon, c'ets comme ça! 
alors histoire de me détendre (et je l'avoue, de tuer un peu le temps), bah je voulias vous faire découvrir (ou pas) un groupe qui s'appelle debout sur le zinc. c'est un groupe que je suis allée voir en concert y'a pas très longtemps, et que j'ai beaucoup aimé. j'ai mm acheté leur cd (oui, Moi, Mathilde B, et mon avarice légendaire, j'ai acheté un CD!)
je tenais donc à vous mettre, avant de partir, les paroles d'une chanson qui illustre bien ces deux dernières semaines passées à saint Etienne...
 

Artiste: Debout Sur Le Zinc
Chanson: Comme S'il En Pleuvait

(Simon Mimoun/DSLZ)

Tout se passe comme s'il en pleuvait
Tout se passe comme s'il en pleuvait
Des bleus à l'âme comme jamais
Des bleus à l'âme comme jamais

J'aimerais tant pouvoir te soutenir
Te faire croire deux minutes en l'avenir
Et te porter jusqu'au matin
Te prouver qu'il existe un lendemain

Sonne l'alarme
Baisse les armes

Tout se passe comme si tu savais
Tout se passe comme si tu savais
Tout sur tout, surtout le mauvais
Tout sur tout, surtout le mauvais

Dis moi ce que tu as à gagner
Dis moi ce qu'on a à gagner
A toujours jouer les Cassandre
A ne voir que le feu et la cendre

Baisse les armes
Sonne l'alarme

Tout se passe comme s'il en pleuvait
Tout se passe comme s'il en pleuvait
Des bleus à l'âme comme jamais
Des bleus à l'âme comme jamais

J'aimerais tant pouvoir te soutenir
Te faire croire deux minutes en l'avenir
Et te porter jusqu'au matin
Te prouver qu'il existe un lendemain

Tout se passe comme si l'on s'aimait
Tout se passe comme si l'on s'aimait
Sans que ne s'arrange jamais
Sans que ne s'arrange jamais

Les non-dits les deuils et les pleurs
Les non-dits les deuils et les pleurs
Le tout nimbé dans du silence
Dans lequel tu t'enfermes à outrance

Sonne l'alarme
Baisse les armes

Explique moi où est ce qu'il est dit
Que tout doit se jouer dans le drame
Que lorsque passent les années
Tout s'étiole rien n'a plus de charme
Moi j'ai fais le rêve éveillé qu'il existe de beaux lendemain
Ouvre les yeux ouvre les yeux donne moi la main

Explique moi où est ce qu'il est dit
Que tout doit se jouer dans le drame
Que lorsque passent les années
Tout s'étiole rien n'a plus de charme
Moi j'ai fais le rêve éveillé qu'il existe de beaux lendemain
Ouvre les yeux ouvre les yeux je t'en prie donne moi la main

 

Et puisque saint etienne, bah, faut tourner la page (au moins pour le moi), ben, je vous souhaite à tous un bon mois d'Aout travailleur ou vacancier et abandonne mon blog le temps de la déconnecton...

+

Mathilde

7月23日

Persepolis

 

 

Hi ! ça faisait longtemps que je n’avais pas fait de petite chronique ciné. Sans doute parce que j’ai pas vu de film qui en valait vraiment vraiment la peine…

Qu’à cela ne tienne, je suis allée donc voir LE film à ne pas louper ces vacances : Persepolis !

Persepolis, c’est l’histoire de Marjane Satrapi, un iranienne qui raconte son passé.

L’histoire commence à Téhéran en 1978, et Marjane a 8 ans. C’est une petite fille vivant dans une famille moderne et qui est curieuse de tout. Marquée avant tout par l’histoire ce son pays à l’époque et l’instauration du régime islamique, Marjane va grandir comme tout un chacun avec ses peur, ses rêves et ses questions. Mais Marjane n’est pas comme tout le monde. Elle est Iranienne, et ce n’est pas facile tous les jours., surtout quand on aime bien dire ce que l’on pense ! ses parents vont donc l’envoyer à Vienne à 14 ans, où l’attend une fois de plus la difficulté d’être née en Iran.

 

Voilà, en gros, c’est ça. Mais ce n’est pas que ça. C’est aussi un film d’animation au  réalisme étonnant, ponctué d’humour, mais aussi d’émotions. Marjane Satrapi et son autobiographie (qui est à la base une BD) nous font vibrer au fil des image noir et blanc dont l’enchainement est d’une justesse impressionnante.Pour ceux qui ne l’ont pas vu, courez ! 

7月2日

Sincères Salutations

Il m’avait dit le jour de notre rupture : si tu as besoin de moi, je serais là. Et il y croyais, je crois. Sauf qu’il est comme ça, il dit tant de choses auxquelles il crois mais qu’il ne fera pas.

Il m’avait dit « tu peux compter sur moi », et je n’y ai pas cru. C’est comme ça, je ne crois pas au père Noël. Et pourtant, je le rêve. Est-ce un crime ?

Il m’avait dit « je ne t’oublierais pas », il m’avait dit « je ferais ça pour toi ». Il oubliera. Il oubliera comme il a oublié tant de choses.

C’est sans doute ce qui m’a poussée ce jour là à me retrouver dans cette salle d’attente. J’avais retardé l’échéance pourtant : la semaine prochaine, je serais plus libre, puis « je t’accompagne là, si tu veux » quand je rencontrais quelqu’un, puis je ne trouve pas où c’est, je n’ose pas frapper, je rencontre quelqu’un d’autre et propose un pot. Mais il fallait se faire à l’évidence : c’était le jour, le bon, la porte était ouverte, l’autre personne avait autre chose à faire, et il fallait qu’enfin, j’accomplisse notre fin.

Je suis entrée dans cette salle d’attente, seule évidemment. Autour de moi, des milliards d’affiches accusatrices. Mais qu’ai-je fais ?

Une personne attendait déjà. Je la connaissais, en plus, elle avait été dans ma promo une fois, et son ex de l’époque l’a trompée avec moi (rassurez vous, je le savais pas. Gare à celui qui jugera mon début d’année). Comment s’appelle-t-elle déjà ?

Je n’osais pas bouger, pas même lire ces formulaires qui nous explique que tout est facile, qu’il suffit de, etc… s’il le disent, ce doit être vrai. Ce doit.

Attente. Attente interminable où toutes maladies inconnues t’accablent. Tu arrives en voulant savoir si t’as choppé une maladie, et tu repars avec milles autres en tête.

Quelqu’un arrive. Il connaît la fille. Ils discutent. Le médecin n’arrivera que plus tard. J’ai envie de partir. J’ai envie de savoir. J’ai envie de clore cette histoire.

Puis un couple. Puis un autre. Suis-je la seule à être seule ? Suis-je la seule à porter à moi seule la responsabilité pour deux ? Suis-je la seule à n’avoir pas su convaincre ? Moi l’inconsciente, moi l’amoureuse, moi l’innocente.

Le médecin arrive. La tête connue est avalée par la porte. Le médecin réapparaît aussitôt. C’est à moi. Je regarde autour de moi, peut-être qu’un impoli providentiel voudrait prendre ma place. Non. C’est mon tour, c’est bien le mien.

« anonyme, anonyme et gratuit » me dit le médecin en me collant son étiquette. Puis il me pose des question. Et puis c’était quand ? Et puis c’était qui ? et puis pourquoi ? en puis comment ?

Je n’aime pas ses questions. Elles m’accusent. Elles m’accablent. Je ne suis pas une traînée. Jlui ai pas demandé si sa femme l’avais trompé, lui ! pas de conduite sans risque… et puis garde-le ton préservatif. Je ne suis pas un numéro, je ne suis pas une étiquette. Je pose simplement une question qui m’inquiète, je fais la dure démarche pour y répondre, et on devrait me mettre en garde à vue ?

S’il avait été là, c’aurait sans doute été différent…

On change de salle. Nouveau visage. Plus souriant, celui là. Plus décontracté.

Prise de sang.

De celles qui font plus mal au cœur qu’au bras.

Dans une semaine encore, j’aurais les résultats.

Je suis sortie et j’ai pleuré. J’ai pris ma voiture et je suis partie. Loin. Haut. Seule. J’ai dominé la ville, et j’ai porté le monde. J’ai touché l’eau et respiré l’air. J’ai enfoncé mes pieds dans des sables mouvants et j’ai craché ma larmes sur le feu de mon âme.

Et puis je suis rentrée.

Plus besoin d’y penser.

Une semaine.

Courte semaine cependant.

J’y suis retournée un jour trop tôt, et j’y ai vu d’autres têtes. Des têtes plus angoissées, solitaires, belles. Un ptit couple de ptits cons aussi. De ceux qui se loupent pour le fun.

Mon papier jaune en main, j’attendais. J’attendais le retard d’un autre médecin. Détresses, compréhension. Amour.

Puis vint mon tour.

Un sourire.

Puis le mien.

Et pourtant, en sortant, le cœur n’y était point.

 

Il m’avait dit le jour de notre rupture : si tu as besoin de moi, je serais là. Et j’y ai cru. Et j’ai espéré. Et j’ai attendu. Faute humaine dont on se relèvera. Un jour.

7月1日

Moi d'abord!

ça y est!!!!
l'année scolaire est terminée, stage fini également, tous dossier rendus... bref, me voilà fin prète à commencer de vraies vacances, sans angoisses, sans regrets, sans rien à devoir à personne... des vraies de vrais quoi!!!
Ma deuxième année de médecine réussie, je pars donc pour deux mois de farniente complète!
Farniente?? pas tant que ça!
certes, cette année, je ne bosse pas (sauf si je suis appelée pour faire des remplacements en temps qu'aide soignante). mais j'ai quand même quelques choses de prévu!
en priorité: revoir les gens. ben oui, puisque sainté a été particulièrement désertée cette année,  il est temps de retrouver ses racines (par exemple: moi, éternelle vieille branche!). puis: programme de remise en forme, avec piscine, marche, soldes, farniente, déversage de bons ou mauvais sentiment, sociabilité choisie, etc etc...
et puis enfin, gros projet auquel je pense depuis un an: départ pour un mois au Chili le premier Aout! premier voyage, premier avion, premier passeport, premier gros dépaysement. bref, tout ça tout ça qui font que c'est ma petite lanterne depuis un eptit moment, maintenant! (vous savez, celle sui fait marcher bien droit)
d'ici là, ben, faut que j'apprenne l'espagnol...
bref en ccl, vacances bien méritées après année très fatiguante tant de point de vu physique que moral (y'a déjà eu pire, mais j'avoue que y'a eu des mois assez zarbes).
me reste plus qu'à vous souhaiter de bonnes vacances, mm si on se reverra sans doute d'ici à ce que je parte!
 
PS: j'ai mis des  photos d'un petit séjour à Paris post partiels
6月9日

miroir mon beau miroir...

Le texte que j’écris là, ça fait depuis un bail que je l’ai dans la tête, mais j’ai toujours eu du mal à le mettre sur papier, parce qu’il est difficile. Il va sans doute vous paraître hyper pessimiste, il va peut-être vous faire peur. Ce n’est pas le but.

On parle très souvent de l’anorexie comme un refus de son corps : on se trouve belle quand on est maigre. Par ce texte, je cherche surtout à vous montrer qu’elle n’est pas seulement ça.

 

 

« Mes douches ne durent jamais bien longtemps. Mais j’aime rester des heures après ma douche presque sèche sans m’habiller. Petit à petit, je fais glisser le peignoir de mon corps. J’aime ce contact, comme si je me dévoilais, j’aime cette impression mi pudique mi voleuse de me dévoiler pour la première fois.

Mes épaules, puis mes bras. Puis moi toute entière, dans la plus grande simplicité.

Mon corps est beau. J’ai plutôt de la chance à ce niveau. Ce que j’aime le plus, c’est mon ventre. Je crois que les hommes l’aime aussi, mon ventre.

Je pleure. J’ai envie de vomir.

Tant de filles envient mon corps. Je ne comprends pas. Peut-être comprendrais-je mieux si j’étais pleine de formes et confortable.

Mes mains touchent mon ventre. Mes ongles le griffent.

Ma peau marque d’un rose la trace de mon crime.

La courbure de mes hanches est très marquée et on voit parfaitement les deux fossettes surplombant mes fesses rondes.

Une goutte gelée tombe sur mon pied. Je trésaille.

Mes doigts en revolver tente en vain de tuer l’image du miroir.

Je déteste mon corps. Parce que derrière ces petits seins se cachent un cœur qui a mal. Des fois j’aimerais que ma peau soit transparente pour qu’on puisse me croire.

Mon dégoût devient plus fort encore.

Mon corps est beau mais mon âme est ailleurs.

Elle me guide. Elle force mes jambes à avancer. Elle me dit de lui arracher ce corps qui ne la mérite pas. Maigris, maigris toujours, elle me souffle. Où est le mal ?

Et puis un jour, peut-être, quelqu’un verra. Quelqu’un verra que le corps si grand et si beau a bien du mal à porter le monde. Il se dira que peut-être, le corps a besoin d’être aidé. Il se dira sans doute que ce corps lui fait peur, alors il partira.

J’ai grossi ces temps-ci.

Mon ventre n’a rien pris, comme d’habitude.

Il a faim, mais je ne vais pas le rassasier. Je veux qu’il ait mal, lui aussi. Il n’avait qu’à pas être aussi parfait.

Je n’en ferais rien d’autre.

Le jeu n’en vaut pas la chandelle. »

6月1日

Vague à l'âme

C’était mercredi.

Enfin, j’avais acheté mes écouteurs. La musique était forte dans mes oreilles, c’était des chansons que je n’avais pas entendues depuis bien longtemps. Et pourtant, je ne les écoutais pas. J’écoutais le clapotement de la pluie.

Enfin, j’étais libre, et il pleuvais déjà. De l’eau froide, de plus en plus forte.

Je sentais cette eau couler le long de mes cheveux que je m’étais résolue à attacher. Il n’y avais personne dans les rues. Enfin, si, quelques personnes sautillaient d’un magasin à l’autre. Moi j’étais là, trempée, et je marchais bien droit.

Enfin, j’étais libre, et je pleurais déjà.

Il ne m’a pas appelée Il ne m’a pas appelé. M’appellera-t-il un jour ?

Je n’ai pas eu le temps, je n’ai pas pris le temps. De toute façon, je n’avais pas le choix. C’était ça ou c’était ruisseler comme la pluie, me perdre  dans mes pleurs, oublier ce que je suis.

Alors, un fois libre, j’ai acheté des écouteur, j’ai écouté ma musique si triste qu’elle ferait pleurer les statues.

J’avais un but, parce que j’ai toujours un but. Il fallait que j’aille là-haut, cet endroit qui domine la ville, ce plus haut banc sur lequel je ne suis allée qu’une fois. Il fallait que je le retrouve.

Mais déjà, le clapotement devenait tempête.

Il ne m’aime pas. Il ne m’aime plus. M’a-t-il aimé un jour ?

J’étais trempé de la tête au pied. Un mec qui regardait la pluie par sa porte m’a parlé de mon brushing, je n’ai pas compris. De toute manière, j’ai jamais su me faire un brushing de ma vie. Je n’ai jamais rien su faire de ma vie. C’est ainsi.

Mon jean collait à mes cuisses, et l’eau était par delà mon col. Sans doute que mes Doc avaient déteint sur mes chaussettes. Peu importe. Elle caressait mes joues avec une telle douceur que chacune des gouttes auraient pu être une pétale de fleur. Elle me faisait de bien.

Il m’a quitté. Parce qu’il ne m’aime plus. Il m’a dit qu’il m’appellerait. Mais comme d’habitude, il ne l’a pas fait. Je le savais, pourquoi ai-je attendu ?

Enfin, j’étais libre, mais ma liberté ne sers plus à rien, parce c’est avec lui que je voulais la partager, même si je savais bien qu’on ne ferais pas la moitié du quart de ce qu’il m’avait dit.

C’est ainsi.

3月24日

tremplin

Jdois avoir une tête à connaître la direction. En effet, il arrive très souvent que dans la rue, on s'arrète pour me demander son chemin. Dans la demi heure où je rentre chez moi, j'ai le droit très souvent à ce cher petit " excusez-moi, mademoiselle... ". Cette semaine en a été un exemple magnifique, et c'est sans compter ces petits " bonsoir " lancés à la volée...

Pourtant, cette semaine, rien ne laissait présager que je serais la cible de toutes ces attentions. Parfaitement invisible, j'errais dans mes rues de moins en moins sombres à la recherche de quelques ames pouvant me rappeler que j'avais le droit de vivre aussi.

" Excusez-moi mademoiselle, je cherche le pavillon du docteur Machin ". Machin, ça tombe bien, je viens de faire mon stage chez lui !!!

" Machin, l'ORL ? " (Môssieur Machin, aurais-je du dire. passque lui, il aime pas bien quand on dit pas Môssieur)

" oui oui "

" ben, c'est par là, dès que vous pouvez vous garer, garez-vous. Pavillon 50 est à coté "

" merci beaucoup "

" je vous en pris ! "

c'est toujours comme ça! moi j'aime bien quand je rends service, ça me donne l'impression de servir à quelque chose. mais peu importe, car cette semaine est une semaine de chiot. je continue donc mon chemin.

"excusez-moi, mademoiselle, je cherche un magasin qui vend des produits asiatiques"

"heu, ben, je me rappelle pas où c'est exactement, mais en tout cas, c'est plus bas, plutôt vers la fac. vous redescendez, ce sera à votre gauche"

"ok, ben merci bien"

"je vous en pris!"

décidément, aujourd'hui, je dois avoir une tête sympathique. cependant cette semaine, j'ai les cheveux tout en l'air (pas que cette semaine, d'ailleurs. mais qu'est-ce que la coiffeuse a bien voulu faire de moi???), un troisième oeil entre les deux yeux, des cernes pas possible, et très franchement, j'ai envie que d'une chose: qu'on me laisse tranquille!!!

"bonsoir"

heu, heu, heu, c'est qui, lui? on se connait?? peu importe...

"heu, bonsoir", et chacun trace sa route.

y'a des jours comme ça où franchement, n'importe qui ferait attention à toi. ce ne serait qu'un jour! mais le lendemain, rebelotte! et les jours suivant aussi. une direction dans la ville, une direction dans la pensée, une direction dans la vie, et puis des bonsoirs, comme ça, lancés au hasard.

j'ai recommencé à être sympathique, à regarder en face au lieu de regarder mes pieds, à parler, à dire ce qui m'angoisse, à reprendre peu à peu ma place, avec ma personnalité, mon humour, mon charisme, et mon ange commence à vaincre mon démon.

cette semaine, j'ai recommencé à être moi, c'est bien mieux comme ça. j'ai eu les réponses que je voulais entendre, et j'ai arrêté de m'excuser d'exister.

et puis ce sourire, ce sourire qui ne me lâche pas, ce sourire qui ne m'a jamais lâché et qui ne me lâchera jamais, quelque soient les circonstances. Je l'aime, ce sourire, tout autant que je le déteste. C'est celui qui me sauve, c'est celui qui me tue.

Et la vie continue...

3月11日

on ne se refait pas!

 

oui, je sais, vous allez tous etre déçu par le billet qui va suivre, mais bon, j'ai pas vraiment le temps d' écrire quelque chose de correct en ce moment, et l'inspiration ets pas terrible ou bien trop personnelle! du coup, je choppe d'autres histoires, dans les films vus récemment!!!
cette semaine, je suis allée voir je vais bien, ne t'en fais pas, ressorti à l'accasion de quelques nominations et d'un meilleur espoir feminin ( Mélanie Laurent) . franchement, super, le film, une belle évasion telle que je les aime!
histoire: en fait, c'est une fille qui rentre de vacances, et puis ses parents lui annonce que son frère jumeau s'est disputé avec son père et qu'il est parti, sans laisser de trace. alors elle, elle essaie de le joindre, mais n'y arrive pas. elle lui en veut à fond de l'avoir abandonné, ils était très poches. il ne répond pas à ses appels, elle ne reçoit aucune lettre de lui. elle se fait énormément de souci, mais surtout, elle ne comprends pas. alors elle se met à arréter de bouffer, elle tombe malade et elle est interné. c'est là qu'elle recevra la première lettre de son frère qui lui dit qu'il va bien, et qui lui raconte le bien que ça fait d'etre séparé de son père.
bref, c'est un film avec des acteurs qui franchement, déchirent trop (comme elle est bèlllllllle!), sur une histoire plutot originale et qui fait pleurer, pleine de sentiments et tout et tout. perso, quand je suis sortie, j'était toute chose, je l'ai trouvé génial! c'est juste en y repensant que là, je me suis dit: "heu, y'a pas quand mm comme un truc qui cloche là dedant?"
n'empèche, courrez le voir avant qui'il ne passe plus!!!!
voilà, c'ets tout!
bonsoir!
 
Ps: en fait, je viens de découvrir que ce film est une adaptation d'un bouquin d'Olivier Adam (connais pas) édition La Dilettante (j'adore ce mot!). Parait d'ailleurs qu'il est vachement plus noir. faudrais que je le lise, lui!
1月27日

au delà des apparences, la différence...

On dit souvent que les contraires s’attirent. Je n’y ai jamais cru, il faut quand même qu’il y ait un minimum de ressemblance pour croire à un futur ensemble. C’était sans croire qu’un jour, l’amour me tomberait dessus avec pour cible une espèce inconnue.

 

Il m’est arrivé quelques fois de m’arréter devant une glace, main dans la main avec lui, et de me dire « quel couple étrange ! ». il n’y a pas une chose qui nous rapproche. Cherchons, cherchons encore. non, décidément aucune.

Car sur le ring, on a deux adversaires de taille !

 

Petite fille sage versus gamin des rues.

Un crane rasé et une chaîne ; lunettes carrées, gilet de laine.

Réveuse invétérée, bougeaillon de première

Il a arrété les études à l’âge où je commençais les miennes.

Fils unique d’une mère, cadette de famille nombreuse

Qu’est ce que la violence quand « trop conne » est la pire des insultes ?

Banlieusard de naissance, moi je vis dans l’aisance,

Plus vieux pourtant plus jeune, plus jeune pourtant plus vieille

Je prends en toi mes années enfantines volées

Quelques simplicités, la vie du bon coté

Et je t’offre en retour ma raison inconditionnelle

Quelques complications, mon sens irrationnel…

 

Couple improbable pour les langues assassines

Rase ta crête et je me percerai la langue.

T’écouteras « ma merde », je danserai sur « ton bruit »

Et nous rirons ensemble de tant de fantaisie.

 

Pourtant des fois, tu sais, j'ai peur de nous ensemble.

Je n'sais pas où on va, mais on y va tout droit !

Peu importe sans doute, puisqu’aujourd’hui on s’aime

De demain on s’en fout, si ce soir on s’entraine

Loin de nos solitudes, différentes mais certaines.

Car s’il y a en nous une seule ressemblance

C’est bien celle-là mm, cher cavalier de danse !

 

1月3日

bilan et voeux

bilan 2006: tout a commencé le 20 juin
-première année de médecine acquise après deux ans de dur labeur
-première expérience professionnelle d'été en temps qu'agent d'accueil tourisme
-vacances avec potos de toujours à montpellier
-premier stage infirmier
-mise en appartement en collocation à saint Etienne
-commencement d'un roman
-aquisition d'un travail rémunéré à la BU de médecine
-formation d'un groupe de potes géniaux dans ma promo, avec qui passer soirées agréables tout en travaillant.
-une belle histoire commencée
-l'éloignement de mes trois amis les plus chers
 
"un etre vous manque et tout est dépeuplé..." peut-etre pas, et on a qu'à me souhaiter que 2007 soit aussi bonne que 2006, finalement.
j'ai pris moi aussi mon envol, vous savez, tout comme vous. et l'avant dernier billet n'est pas anodin: j'ai accepté de prendre la route! 
pourtant, vous trois, je ne vous oublie pas... et mm si la géographie et les circonstances nous éloigne, j'apprécie toujours autant de me retrouver face à vous, et oublier quelques instants, le temps d'un pot au Saint pat', un réveillon ou un détour par ma chambre qu'on ne s'est pas vu depuis bien trop longtemps.
 
à vous, Gilles, Marylise, Adrien
à vous, les personnes proches
à vous celles un peu plus lointaine,
celles que je croise tous les jours, celles que je croise tous les ans, celles que je n'ai jamais vu
je vous souhaite que 2007 soit à la hauteur de vos espérance, et qu'elle vous offre la chance que vous attendez, que vous méritez.
Bonne et heureuse année, bonne santé (c'est important) et bon envol!
12月19日

Shortbus

Hihi! depuis le temps que j'attendais de le voir celui-là...
bon, alors shortbus, je sais pas si vous en avez entendu parler, mais c'est vraiment pas improbable! au moins comme ça, au détour d'une conversation. il faut dire que c'est un film un peu... heu... comment dirais-je? non, pas érotique... on va dire coquin, ça ira très bien. non, en fait, noin. c'est pas passque un film traite de sexe qu'il est pour autant coquin. bien sur, il y a des scènes un peu... heu... explicites, mais là n'est pas vraiment le but du film.
le but du film, c'est de présenter des personnes, hétéro, homos ou bien sadomaso dont le problème est le sexe, tout simplement. là, on est transporté dans un univers limite glauque, shortbus, un espèce de lieu très clos où aucune pudeur n'ets permise, et où, tout simplement, tout le monde se fait plaiz! et là où c'est troublant, c'est que pas une seule fois on se sent mal à l'aise là devant, prenant la sexualité comme elle est présenté, sans tabou, sans rien, et surtout pleine de sentiment. malsainité? voyeurisme? non, pas du tout, tout simplement de la compréhension pour des personnages plus qu'attachants.
enfin bref, un film très original, à aller voir seul ou accompagné, et qui vaut vraiment le détour!
et vive le cul!
12月10日

les trésors du passé

Le texte qui va suivre, je l'ai écrit depuis longteùmps. il traine sur mon ordi, je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas posté plus tot. il servira donc de dépoussiérage de mon blog, parce que c'est un taxte auquel je pense assez souvent en ce moment. allez savoir pourquoi...

 

 

_Pourquoi pleures-tu, petite fille ?

_Il pleut, et mes cheveux son tout mouillés.

_Prends mon chapeau, il te couvrira.

_mais comment je vais faire pour te le rendre ?

_ne te souci pas de moi, garde-le. Comme ça, à chaque fois qu’il pleuvra, tu penseras à moi.

 

_Pourquoi pleures-tu petit garçon ?

_il y a de la boue partout, et mes souliers sont troués.

_prends mes souliers, ils te protègeront.

_mais comment je vais faire pour te le rendre ?

_ne te souci pas de moi, garde-les. Comme ça, à chaque fois qu’un caillou t’empêchera de marcher, tu penseras à moi.

 

_Pourquoi pleures-tu, petite fille ?

_j’ai froid, et je sens la maladie roder.

_Prend mon manteau, il te réchauffera.

_mais comment je vais faire pour te le rendre ?

_ne te souci pas de moi, garde-le. Comme ça, à chaque fois que tu auras froid, tu penseras à moi.

 

_Pourquoi pleures-tu petit garçon ?

_je suis tombé, et mon pantalon est tout sale, je vais me faire gronder.

_prend le mien, il t’évitera les coups.

_mais comment je vais faire pour te le rendre ?

_ne te souci pas de moi, garde-le. Comme ça, à chaque fois qu’on te punira, tu penseras à moi.

 

 

_Que fais-tu ici, étranger, seul et si peu vêtu dans ce froid ?

_J’attends les enfants.

_Les enfants ? il est tard, ils ne reviendront plus aujourd’hui, va te couvrir.

_Les enfants reviendront

_Les enfants oublient, ils rebroussent rarement chemin.

_Les enfants seront guidés par ce que je leur ai donné.

_Soit, ils reviendront. Mais tu peux tout de même t’absenter ce soir. Viens chez moi te réchauffer.

_Un instant

_Qu’y a-t-il encore ?

_Là-bas, le garçon a perdu les boutons de sa chemise, je vais lui offrir la mienne.

_pourquoi fais-tu cela, attends-tu d’eux de la reconnaissance ?

_ je n’attends rien.

_alors pourquoi les attends-tu ?

_parce que je les aime, parce que j’aime leur sourire quand je leur offre un habit, parce que j’aime les sentir rassuré, et parce que j’aime les savoir en sécurité.

_Et toi ? qui s’occupe de toi ?

_Les enfants, et puis les passants comme toi. Je me nourris de ça.

_Tu as les cheveux trempés, tu es sale, tes pieds sont pleins de boue et tu as froid. Crois-tu vraiment que tu puisses vivre comme ça ?

_…

_…

_Tu as sans doute raison. je le sais depuis toujours, tu sais: il est temps qu’à mon tour, je prenne la route. Mais il est tellement difficile d'accepter de devenir un trésor du passé...
10月28日

ciné mania!

bon, j'ai pas eu l'occasion de faire des billets sur les trois films que j'ai vu au coiné ces temps-ci, alors je vais faire un seul billet pour les trois. ce sont des films qui velent vraiment le coup, je ne pouvais donc pas ne pas en parler.
 
le premier, il s'agit de "Le vent se lève". c'est un film qui parle de l'Irlande dans les année 20, à la recherche de l'indépendance face à l'angleterre. c'est un film très dur, très bien fait, sentimental à souhait, et qui fait prendre conscience de beaucoup de choses. bref, une réussite (qui a d'ailleurs été primée au festival de Cannes, je crois), et qui mérite un petit détour (attention, il ne passe plus trop, maintenant). Il est assez accessible (tous mes accompagnateurs ont également aimé), mais c'est sur qu'il faut pas s'attendre à de la franche rigolade. sujet sérieux, dur (je ne le répèterais jamais assez), et franchement, que celui qui ne pleure pas devant me jette la première pierre!
 
le deuxième film était complètement différent. il s'agit de "l'homme de sa vie", le fameux film dont tout le monde parle depuis un tas de temps. et ben franchemtn, je confirme, c'est vachement bien! bon, c'est pas trop le film qu'il faut aller voir quand t'es complètement pommé avec toi-mm dans ta vie sentimentale, mais c'est très bien. beaucoup d'esthétisme déjà, on peut le dire: c'est un beau film. ensuite, l'histoir,e ce n'est pas une histoire. seulement une réflexion. et contrairement à ce qu'on peut penser (et a été évoqué), perso, je n'ai pas vu ça comme une réflexion sur l'homosexualité. bah, peut-etre que c'est une questiond e point de vue, mais bon. moi je vois ça plutot comme un comment etre heureux: en couple ou en sans partenaire fixe? voilà, bref, si vous avez l'occaz, courezzzzzzzzzz!!
 
le troisième, encore dans un genre différent: Little miss sunshine. alors ça, c'est le film drole du mois. drole? heu, peutetre pas tant que ça, finalement, mais j'en rigolais encore 10 minutes après etre sortie du ciné. en fait, ça parle d'une fimille qui se retrouve dans un fourgon pour emmener la gamine qui veux participer  à un concours de beauté. bon, en dehors de ça, chaque personnage a une grande personnalité, la gamine y compris (qui joue franchement, d'ailleurs, pour une gamine). une réflexion sur les rèves, sur la vie, sur le ridicule, le tout en étant pas du tout indigeste? ban, voilà, c'est ça! bon, alors lui, il va pas tarder à ne plus passer, alors vite vite vite!
 
bon, voilà, j'ai fais ma petite pub. maintenan,t il ne tiens qu'à vous de passer un bon moment...
10月22日

L'amante

faute de temps, je ne l'ai finalement pas modifié. donc à lire avec indulgence, svp!
heu, deuxième annonce: ceci est comme tout ce que jécris en vers, ni un poème, ni une chanson, il faut juste le lire en temps que chanson cherchant un air. sionon, ça marche pas. ne serait-ce qu'aun niveau du thème. bref.
 
L'amante
 
 

Je suis l’amante de ces messieurs

Je suis la crainte de ces dames

Car le jour où je croise vos yeux

Vous ne succomberez à mes charmes

 

J’irais vous faire boire et danser

Rirait de vos pertes de conscience

Vous rappellerait le temps passé

Comme une nuit de seconde chance

 

Je passe toujours incognito

Je suis l’ami improvisé

Sachez-le : l’auteur des ragots

C’est vous qui le choisirez

 

Soyez sans crainte pas de danger

Je desserre simplement la corde

Car si je suis bien le péché

J’offre aussi la miséricorde

 

Je dirais que votre chère femme

Est le plus beau cadeau qui soit

Je suis l’amante pas le vacarme

Qui questionnerait votre bonne foi

 

Je suis l’amante pas le démon

Cessez de me montrer du doigt

Une nuit blanche sans décision

Il paraîtrait que j’aime bien ça

 

Et seule dans mon lit glacé

J’ose écrire ces quelques mots

Car si je suis la liberté

Je ne suis pas vide de maux

 

Le cœur que tous, vous caressez

Croyez-le, est pourvu de larmes

Je suis l’amante, en vérité

Le corps, certes, mais aussi l’âme

 

Car tout au fond de mes ténèbres

Brille une lumière pleine d’éclat

Cherchant une homme pour comprendre

Et m’aider à marcher bien droit

 

Hélas

Je suis l’amante, pas le bon choix

Mensonges doutes et tristesse

La promesse d’une dernière fois…

 

A ...

10月6日

Paperasse

Mon blog risque de connaitre quelques perturbations!
en fait, je n'habite plus chez moi depuis... heu... une semaine. je viens de m'insatller en appartement à Saint Etienne, et je n'ai ni internet, ni d'ordi, d'ailleurs (mais ça, ça devrait changer). bien sur, je peut très bien en avoir un à la fac, mais je n'aime pas du tout qu'on regarde au dessus de mon épaule. et puis, l'inspiration, n'ets pas vraiment à son comble, en ce moment, et après 4 mois d'occupations vacancières, me voilà de retour en cours, et mm si c'est pas pareil que l'année dernière, ça reste quand mm une grande masse de travail (bon, d'accord, de fète aussi).
bref, tout ça pour dire à mes fidèles lecteurs (heu, existent-ils?) que je vais bien meme si je ne donne pas de nouvelles, et que je n'ai pas oublié mon petit blog! les billets vont bien sur s'espacer, mais mon espace restera mon espace, avec mes humeurs, mes petits bout de vie, mes anecdotes et mes écrits. d'ailleurs, faudrait que je tape une chanson quand je l'aurais un peu paufiné.
n'hésitez pas à me donner des nouvelles, mm si je n'écris pas, je consulte!
 
9月8日

qui suis-je, où vais-je, dans quel état j'ère?

Aujourd’hui, je vais faire un billet très particulier. j’ai décidé de me présenter à vous telle que je suis. C’est une chose que je fais très raremen,t mais puisque ça fait maintenant plus d’un an que j’ai ce blog et que je n’ai jamais fait cet exercice, je me dit que ce serait pas du luxe !

Je suis une personne assez singulière. Un paradoxe à part entière, à vrai dire. et vous prendrez soin d’ailleurs de noter les nombreuses incohérences de mon discours. J’ai souvent du mal à me faire comprendre, en fait.

Dans mon profil, j’écris : plus on me connaît, et moins on me sait. C’est vrai : les personnes me percevant d’un regard relativement extérieur perçoivent certains détails que les personnes proches ne voient plus. quand on me connaît bien, la seule chose qui sert à voir ce que j’expose, c’est la parole. Curieux, non ?

Je m’explique : de loin, on me trouve timide et mal à l’aise. De près, on me sait extraverti, complètement moi-mm. Je n’en demeure pas moins timide et mal à l’aise !

Je suis la personne la plus optimiste qui soit. Pour les autres, je prédit un avenir beau et j’y crois dur comme fer. Je sais que demain, il fera jour, et je goûte tous les jours la chance d’être sur la planète terre. Tandis que mon pessimisme me souffle que ça ne sert à rien de se battre, que mes rêves, aussi petits soient-ils, ne se réaliseront jamais, que je n’ai pas le droit au bonheur.

Ce n’est un secret pour personne : mon cœur est cassé, il ne ressent pas, lui qui est passionné de passion. J’ai besoin des autres, en tant que personne qui vit. De moi, je m’en fou bien, je laisse les autres me raconter, je vis leur vie à l’intérieur de moi pour mieux les consoler, pour mieux les comprendre et pour mieux les féliciter. Si pour l’autre, quelque chose est important, il le sera pour moi, et mm si c’est quelque chose de futile, ça en vaut la peine, sinon, on ne prendrait pas la peine de me le raconter.. Mais je suis d’une grande indépendance (ou je veux me faire croire ça) qui me fait aimer tout autant ces instants solitaires, en haut d’une ville ou au bord de la mer, pleurer pour rien sur un lit ou se perdre pour rêver.

Je bataille pour tout, mon inconscient (que j’ai la prétention de croire en parti contrôlée) me dit de créer de la difficulté là où il n’y en a pas pour apprécier d’autant plus mes acquisition (un diplôme, un objet, une action). Du coup, je passe à coté d’un tas de choses et je n’en devient que plus frustrer quand je vois d’autres personnes réaliser ce que je veux si simplement. Et j’ai l’explication à cela : moi qui suis si entourée, moi qui ai toujours tout réussi, moi qui suis ci et moi qui suis là, on ne m’a jamais donné le droit d’être pas bien. En cela je veux dire que longtemps, lorsque je prenais des crises de larmes pour des choses tout à fait légitime, on me disait que j’avais pas à me plaindre, parce que j’avais ça, ça, et ça, et que c’était pas donné à tout le monde. On a toujours refusé de me plaindre t par la mm, de m’écouter, parce que j’avais beaucoup d’écoute autour de moi. En cela mes amis sont devenus indispensables. Pourtant je sais que ce n’est pas avec eux que je vais construire ma vie.

J’ai aussi été élevée dans la culpabilité, que je commence tout juste, à 20 ans, à réajuster. Je me remet du coup systématiquement en question sur tout, et en cela j’arrive à me faire une psychologie détaillée. J’essais toujours de comprendre le pourquoi du comment et me fait souvent l’avocat du diable, au risque d’en perdre des plumes, pour faire prendre conscience aux autres que personne n’est ni tout blanc, ni tout noir.

Je suis loin d’être parfaite. Je suis très jalouse et possessive (mais jme soigne), je refuse catégoriquement d’échouer (ne me faite jamais jouer au bowling), je suis inconstante et finalement franchement libre. Ce que je recherche avant tout, c’est d’etre la juste mesure mm, et il me semble y arriver assez bien. En ça je suis fière de moi. Fière ? pourtant, j’ai l’impression d’avoir raté ma vie. J’ai réussi médecine, je suis en stage dans un hôpital et ça me plait, j’ai bossé deux mois cet été, je pars chaque année avec des amis de collège, j’ai des milliers d’oreilles pour m’écouter, je m’installe incessamment sous peu dans un appartement en colloque à sainté, je suis en instance de roman et je pars au Chili l’été prochain. Où est donc l’ombre ?

L’ombre est que j’aurais aussi aimé me balader en monocycle, aller chez le coiffeur quand j’en ai envie, me mettre des pantacrottes et partir voir Marie, Diane et Gilles à Budapest, Bruxelles ou Saragosse, m’acheter un CD de temps en temps, pouvoir me regarder dans un glace en me disant que je suis belle, ne plus être obsédée par mes muscles. J’aimerait qu’on me regarde et ne plus en avoir peur, me faire plaisir sans avoir l’impression d’être égoïste. J’aimerais qu’on me regarde en tant que moi et non la copine de, j’aimerais me sentir l’égal des autres, et croire que pour moi, tout n’est pas fichu. bref, vivre la vie au jour le jour, complètement insouciante voire inconsciente, et faire les conneries des gens de mon ages.
8月21日

T'es beau

T'es beau
                                           Pauline Croze
 
 

T'es beau,
T'es beau parce que t'es courageux,
De regarder dans le fond des yeux,
Celui qui te défie d'être heureux.

T'es beau,
T'es beau comme un cri silencieux,
Vaillant comme un métal précieux,
Qui se bat pour guérir de ses bleus.

C'est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon coeur,
Qui forcent ma joie,
Quand je pense a toi,
A présent.

J'ai beau,
J'ai beau me dire qu'au fond c'est mieux,
Même si c'est encore douloureux,
Je n'ai pas de recoin silencieux.

C'est beau,
C'est beau parce que c'est orageux,
Avec ce temps je connais peu,
Les mots qui traînent au coin de mes yeux.

C'est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon coeur,
Qui forcent ma joie
Quand je pense à toi,

Toi qui sors de scène,
Sans armes et sans haine,
J'ai peur d'oublier,
J'ai peur d'accepter,
J'ai peur des vivants,
A présent.

T'es beau...

Curieuse chanson, non? perso,je suis complètement fan. et c'est donc pour ça que j'ai fait des recherches sur le sens réel de cette chanson. sur u forum, j'en ai vu qui trouvaient ça évident, moi je trouve pas. et la preuve en est que certains pensaient à une histoire d'amour!

Donc évidemment, je suis ouverte à toute proposition, je vais vous faire la mienne, et je veux absolument savoir ce que vous en pensez. moi je pense qu'elle parle d'un ami (sur la pochette, un certain Benjamin, si mes souvenirs sont bon) qui est mort d'une maladie. oui, en fait, je pense que cette chanson parle de la maladie. et c'est en ça qu'elle me touche. par l'amitié et par la maladie.

voilà. avec cette voix si douce et inattendu, moi je trouve que tout est parfait! et vous?