Lolla 的个人资料Et si c'était par la fin...照片日志列表更多 工具 帮助

Mathilde

职业
地点
兴趣
disons que je suis très simple et accessible quand on me connait peu mais je deviens très compliquée et incompréhensible quand on me connait bien.
Merci de votre visite !
请稍候...
很抱歉,您输入的评论太长。请缩短您的评论。
您没有输入任何内容,请重试。
很抱歉,我们当前无法添加您的评论。请稍后重试。
若要添加评论,需要您的家长授予您相应权限。请求权限
您的家长禁用了评论功能。
很抱歉,我们当前无法删除您的评论。请稍后重试。
您已超过了一天之内允许提供的评论数上限。请在 24 小时后重试。
因为我们的系统表明您可能在向其他用户提供垃圾评论,您的帐户已禁用了评论功能。如果您认为我们错误地禁用了您的帐户,请联系 Windows Live 支持部门
完成下面的安全检查,您提供评论的过程才能完成。
您在安全检查中键入的字符必须与图片或音频中的字符一致。
作者 
作者 
作者 
作者 
作者 
作者 

Et si c'était par la fin que tout commençait??

bribes de tout parfaitement décousu!
10月28日

sans titre

ma petite dernière!
 
 

Qui es-tu, ma chimère, qui grimpes sur mon dos ?

Pleureuse dont sur ma nuque, je sens le souffle chaud ?

Laisse-moi une seconde que je puisse apprécier

La beauté de ce monde et son humanité

Le destin est celui que la justice impose

Et c’est seul ou uni qu’on fait de grandes choses

 

Qui es-tu force divine qui m’enlèves le couteau ?

Ta joie m’est trop pénible, tes rires sonnent faux

Le monde n’a qu’un seul but : celui de t’achever

Laisse moi donc tout seul que je puisse consumer

Et c’est quand sur ma tombe, vous mettrez une rose

Que vous verrez le sens de mes paupières closes.

 

Qui es-tu schizophrène, toujours entre deux eaux ?

L’une couleur de perle, l’autre noir corbeau.

Il faudra bien un jour choisir ton bateau

Pour séparer enfin ce bien mauvais duo

On est parfois pour nous un mauvais compagnonCaché dans une nature dont on ne sait le nom…

9月30日

sans déconner

Y AS-T-IL ENCORE QUELQU'UN QUI ME LIT DANS CE BAS MONDE??
 
pas grave, je persiste et signe, avec une petite chanson que j'aime bien..;
 
Je Recherche
Mauss et Charlie
 
Je crois t'avoir vu le long d'un trottoir, meme qu'il pleuvait des cordes
Mais je crois t'avoir vu en bas d'un immeuble boulevard de Verrone
Je pensais t'avoir vu un beau jour de Juin où l'on marché tout comme
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore

Mais je crois t'avoir vu le long d'un trottoir, tu étais ivre mort
J'ai pensé n'avoir plus à lever la tête et à soulever ton corps
J'espérait t'avoir cru quand tu disais qu'un jour on fuirait vers le nord
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore


Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiquonque te ressemblera

C'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiquonque te remplacera


Je crois t'avoir vu, tu embrassais un homme au milieu d'un arene
Je crois que t'as confondu, etait elle bonde ou brune ? la trouvais tu mignonne ?
Mais je crois t'avoir vu croisant son regard la main sur son épaule
Je crois que t’as confondus c’est pas la première fois que ton cerveau déconne

Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te ressemblera

C'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te remplacera


Mais je crois t’avoir vu pas plus tard qu’hier
Je te distingue dans le monde
Des images de toi
J’en vois vingt cinq à la seconde
Je crois t’avoir vu de mes propres yeux
J’en suis presque sûre
J’en mettrais ma mains au feu


Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te ressemblera

C'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te remplacera
 
 
Na!
9月2日

mal du pays

Bien revenue du chili. Expérience merveilleuse. Stop

Envie de le garder pour moi un moment, pour le savourer, et la partager ensuite. Stop.

Besoin de temps, plus de temps.

Temps derrière lequel je cours. Temps qui me fuit.

Temps que j’ai pu toucher durant un mois au Chili.

Mais une fois revenue, c’est comme si. Les affaires reprennent comme se plaisent à dire mes parents. Les affaires reprennent, comme je tente de leur expliquer. Oui, mais trop vite, trop tôt.

Un petit passage par ici et on rencontre untel. Et c’ets ainsi que les affaires reprennent. Contre un gré. Mal gré.

Je ne suis pas obligée. Mais hélas, il faut vivre dans la réalité.

Encore un au revoir, et une affaire est bouclée. J’aurais aimé faire les choses mieux, j’aurais aimé faire les choses bien, mais je n’en ai pas eu l’énergie.

Et l’affaire est partie.

La rentrée est là, déjà. Lundi 10. Une année, encore une.

Et cette année, plus aucune évasion. Alexandra n’est plus à sainté et Cédric m’a larguée. Médecine, ce sera médecine et que médecine. A moins que…

Cette année, je reprendrais mes trams bondés, peut être que je retrouverais dans ma tête ses vendeurs de super8 et les joueurs de guitare et flûte de pan. Mais dans le tram, rien de tout ça. Les gens seront blonds, ils auront les yeux clairs et la peau orangée de soleil. Bien loin de mes mapuches de Santiago. Pas un seul uniforme, personne qui ne dors, des arret parfaitement maîtrisés.

Non, décidément, cette année, je vais préférer marcher à pied.

L’évasion.

La pacifique.

La cordillère.

L’autre bout du monde.

Toutes ces choses qui me fascinent et que je me plais à rêver. Je n’arrive plus à dormir depuis que je suis rentrée. Je regarde la plafond et je pense à tout ça. J’ai besoin de temps pour le développer dans ma tête et en faire un album. Mais d’autres choses prennent la place.

Nouvelle année.

Nouvelle donne amoureuse.

Nouvelle embauche.

Amis qui partent, encore et toujours.

Moi qui reste.

Nouveau projet d’année. Il faut que j’en trouve un, c’est lui qui me motive.

Nouvelle vie.

Nouvel était d’esprit.Le Chili en plus. 

8月1日

juste avant de partir...

ayè, les valises sont faites (ou presque), et ce ne fut pas sans mal! je pars dans quelques heures à l'autre bout du monde, et je suis toute stressée. oui, je sais, y'a pas de raison et patati et patata. mais bon, c'ets comme ça! 
alors histoire de me détendre (et je l'avoue, de tuer un peu le temps), bah je voulias vous faire découvrir (ou pas) un groupe qui s'appelle debout sur le zinc. c'est un groupe que je suis allée voir en concert y'a pas très longtemps, et que j'ai beaucoup aimé. j'ai mm acheté leur cd (oui, Moi, Mathilde B, et mon avarice légendaire, j'ai acheté un CD!)
je tenais donc à vous mettre, avant de partir, les paroles d'une chanson qui illustre bien ces deux dernières semaines passées à saint Etienne...
 

Artiste: Debout Sur Le Zinc
Chanson: Comme S'il En Pleuvait

(Simon Mimoun/DSLZ)

Tout se passe comme s'il en pleuvait
Tout se passe comme s'il en pleuvait
Des bleus à l'âme comme jamais
Des bleus à l'âme comme jamais

J'aimerais tant pouvoir te soutenir
Te faire croire deux minutes en l'avenir
Et te porter jusqu'au matin
Te prouver qu'il existe un lendemain

Sonne l'alarme
Baisse les armes

Tout se passe comme si tu savais
Tout se passe comme si tu savais
Tout sur tout, surtout le mauvais
Tout sur tout, surtout le mauvais

Dis moi ce que tu as à gagner
Dis moi ce qu'on a à gagner
A toujours jouer les Cassandre
A ne voir que le feu et la cendre

Baisse les armes
Sonne l'alarme

Tout se passe comme s'il en pleuvait
Tout se passe comme s'il en pleuvait
Des bleus à l'âme comme jamais
Des bleus à l'âme comme jamais

J'aimerais tant pouvoir te soutenir
Te faire croire deux minutes en l'avenir
Et te porter jusqu'au matin
Te prouver qu'il existe un lendemain

Tout se passe comme si l'on s'aimait
Tout se passe comme si l'on s'aimait
Sans que ne s'arrange jamais
Sans que ne s'arrange jamais

Les non-dits les deuils et les pleurs
Les non-dits les deuils et les pleurs
Le tout nimbé dans du silence
Dans lequel tu t'enfermes à outrance

Sonne l'alarme
Baisse les armes

Explique moi où est ce qu'il est dit
Que tout doit se jouer dans le drame
Que lorsque passent les années
Tout s'étiole rien n'a plus de charme
Moi j'ai fais le rêve éveillé qu'il existe de beaux lendemain
Ouvre les yeux ouvre les yeux donne moi la main

Explique moi où est ce qu'il est dit
Que tout doit se jouer dans le drame
Que lorsque passent les années
Tout s'étiole rien n'a plus de charme
Moi j'ai fais le rêve éveillé qu'il existe de beaux lendemain
Ouvre les yeux ouvre les yeux je t'en prie donne moi la main

 

Et puisque saint etienne, bah, faut tourner la page (au moins pour le moi), ben, je vous souhaite à tous un bon mois d'Aout travailleur ou vacancier et abandonne mon blog le temps de la déconnecton...

+

Mathilde

7月23日

Persepolis

 

 

Hi ! ça faisait longtemps que je n’avais pas fait de petite chronique ciné. Sans doute parce que j’ai pas vu de film qui en valait vraiment vraiment la peine…

Qu’à cela ne tienne, je suis allée donc voir LE film à ne pas louper ces vacances : Persepolis !

Persepolis, c’est l’histoire de Marjane Satrapi, un iranienne qui raconte son passé.

L’histoire commence à Téhéran en 1978, et Marjane a 8 ans. C’est une petite fille vivant dans une famille moderne et qui est curieuse de tout. Marquée avant tout par l’histoire ce son pays à l’époque et l’instauration du régime islamique, Marjane va grandir comme tout un chacun avec ses peur, ses rêves et ses questions. Mais Marjane n’est pas comme tout le monde. Elle est Iranienne, et ce n’est pas facile tous les jours., surtout quand on aime bien dire ce que l’on pense ! ses parents vont donc l’envoyer à Vienne à 14 ans, où l’attend une fois de plus la difficulté d’être née en Iran.

 

Voilà, en gros, c’est ça. Mais ce n’est pas que ça. C’est aussi un film d’animation au  réalisme étonnant, ponctué d’humour, mais aussi d’émotions. Marjane Satrapi et son autobiographie (qui est à la base une BD) nous font vibrer au fil des image noir et blanc dont l’enchainement est d’une justesse impressionnante.Pour ceux qui ne l’ont pas vu, courez ! 

7月2日

Sincères Salutations

Il m’avait dit le jour de notre rupture : si tu as besoin de moi, je serais là. Et il y croyais, je crois. Sauf qu’il est comme ça, il dit tant de choses auxquelles il crois mais qu’il ne fera pas.

Il m’avait dit « tu peux compter sur moi », et je n’y ai pas cru. C’est comme ça, je ne crois pas au père Noël. Et pourtant, je le rêve. Est-ce un crime ?

Il m’avait dit « je ne t’oublierais pas », il m’avait dit « je ferais ça pour toi ». Il oubliera. Il oubliera comme il a oublié tant de choses.

C’est sans doute ce qui m’a poussée ce jour là à me retrouver dans cette salle d’attente. J’avais retardé l’échéance pourtant : la semaine prochaine, je serais plus libre, puis « je t’accompagne là, si tu veux » quand je rencontrais quelqu’un, puis je ne trouve pas où c’est, je n’ose pas frapper, je rencontre quelqu’un d’autre et propose un pot. Mais il fallait se faire à l’évidence : c’était le jour, le bon, la porte était ouverte, l’autre personne avait autre chose à faire, et il fallait qu’enfin, j’accomplisse notre fin.

Je suis entrée dans cette salle d’attente, seule évidemment. Autour de moi, des milliards d’affiches accusatrices. Mais qu’ai-je fais ?

Une personne attendait déjà. Je la connaissais, en plus, elle avait été dans ma promo une fois, et son ex de l’époque l’a trompée avec moi (rassurez vous, je le savais pas. Gare à celui qui jugera mon début d’année). Comment s’appelle-t-elle déjà ?

Je n’osais pas bouger, pas même lire ces formulaires qui nous explique que tout est facile, qu’il suffit de, etc… s’il le disent, ce doit être vrai. Ce doit.

Attente. Attente interminable où toutes maladies inconnues t’accablent. Tu arrives en voulant savoir si t’as choppé une maladie, et tu repars avec milles autres en tête.

Quelqu’un arrive. Il connaît la fille. Ils discutent. Le médecin n’arrivera que plus tard. J’ai envie de partir. J’ai envie de savoir. J’ai envie de clore cette histoire.

Puis un couple. Puis un autre. Suis-je la seule à être seule ? Suis-je la seule à porter à moi seule la responsabilité pour deux ? Suis-je la seule à n’avoir pas su convaincre ? Moi l’inconsciente, moi l’amoureuse, moi l’innocente.

Le médecin arrive. La tête connue est avalée par la porte. Le médecin réapparaît aussitôt. C’est à moi. Je regarde autour de moi, peut-être qu’un impoli providentiel voudrait prendre ma place. Non. C’est mon tour, c’est bien le mien.

« anonyme, anonyme et gratuit » me dit le médecin en me collant son étiquette. Puis il me pose des question. Et puis c’était quand ? Et puis c’était qui ? et puis pourquoi ? en puis comment ?

Je n’aime pas ses questions. Elles m’accusent. Elles m’accablent. Je ne suis pas une traînée. Jlui ai pas demandé si sa femme l’avais trompé, lui ! pas de conduite sans risque… et puis garde-le ton préservatif. Je ne suis pas un numéro, je ne suis pas une étiquette. Je pose simplement une question qui m’inquiète, je fais la dure démarche pour y répondre, et on devrait me mettre en garde à vue ?

S’il avait été là, c’aurait sans doute été différent…

On change de salle. Nouveau visage. Plus souriant, celui là. Plus décontracté.

Prise de sang.

De celles qui font plus mal au cœur qu’au bras.

Dans une semaine encore, j’aurais les résultats.

Je suis sortie et j’ai pleuré. J’ai pris ma voiture et je suis partie. Loin. Haut. Seule. J’ai dominé la ville, et j’ai porté le monde. J’ai touché l’eau et respiré l’air. J’ai enfoncé mes pieds dans des sables mouvants et j’ai craché ma larmes sur le feu de mon âme.

Et puis je suis rentrée.

Plus besoin d’y penser.

Une semaine.

Courte semaine cependant.

J’y suis retournée un jour trop tôt, et j’y ai vu d’autres têtes. Des têtes plus angoissées, solitaires, belles. Un ptit couple de ptits cons aussi. De ceux qui se loupent pour le fun.

Mon papier jaune en main, j’attendais. J’attendais le retard d’un autre médecin. Détresses, compréhension. Amour.

Puis vint mon tour.

Un sourire.

Puis le mien.

Et pourtant, en sortant, le cœur n’y était point.

 

Il m’avait dit le jour de notre rupture : si tu as besoin de moi, je serais là. Et j’y ai cru. Et j’ai espéré. Et j’ai attendu. Faute humaine dont on se relèvera. Un jour.

7月1日

Moi d'abord!

ça y est!!!!
l'année scolaire est terminée, stage fini également, tous dossier rendus... bref, me voilà fin prète à commencer de vraies vacances, sans angoisses, sans regrets, sans rien à devoir à personne... des vraies de vrais quoi!!!
Ma deuxième année de médecine réussie, je pars donc pour deux mois de farniente complète!
Farniente?? pas tant que ça!
certes, cette année, je ne bosse pas (sauf si je suis appelée pour faire des remplacements en temps qu'aide soignante). mais j'ai quand même quelques choses de prévu!
en priorité: revoir les gens. ben oui, puisque sainté a été particulièrement désertée cette année,  il est temps de retrouver ses racines (par exemple: moi, éternelle vieille branche!). puis: programme de remise en forme, avec piscine, marche, soldes, farniente, déversage de bons ou mauvais sentiment, sociabilité choisie, etc etc...
et puis enfin, gros projet auquel je pense depuis un an: départ pour un mois au Chili le premier Aout! premier voyage, premier avion, premier passeport, premier gros dépaysement. bref, tout ça tout ça qui font que c'est ma petite lanterne depuis un eptit moment, maintenant! (vous savez, celle sui fait marcher bien droit)
d'ici là, ben, faut que j'apprenne l'espagnol...
bref en ccl, vacances bien méritées après année très fatiguante tant de point de vu physique que moral (y'a déjà eu pire, mais j'avoue que y'a eu des mois assez zarbes).
me reste plus qu'à vous souhaiter de bonnes vacances, mm si on se reverra sans doute d'ici à ce que je parte!
 
PS: j'ai mis des  photos d'un petit séjour à Paris post partiels
6月9日

miroir mon beau miroir...

Le texte que j’écris là, ça fait depuis un bail que je l’ai dans la tête, mais j’ai toujours eu du mal à le mettre sur papier, parce qu’il est difficile. Il va sans doute vous paraître hyper pessimiste, il va peut-être vous faire peur. Ce n’est pas le but.

On parle très souvent de l’anorexie comme un refus de son corps : on se trouve belle quand on est maigre. Par ce texte, je cherche surtout à vous montrer qu’elle n’est pas seulement ça.

 

 

« Mes douches ne durent jamais bien longtemps. Mais j’aime rester des heures après ma douche presque sèche sans m’habiller. Petit à petit, je fais glisser le peignoir de mon corps. J’aime ce contact, comme si je me dévoilais, j’aime cette impression mi pudique mi voleuse de me dévoiler pour la première fois.

Mes épaules, puis mes bras. Puis moi toute entière, dans la plus grande simplicité.

Mon corps est beau. J’ai plutôt de la chance à ce niveau. Ce que j’aime le plus, c’est mon ventre. Je crois que les hommes l’aime aussi, mon ventre.

Je pleure. J’ai envie de vomir.

Tant de filles envient mon corps. Je ne comprends pas. Peut-être comprendrais-je mieux si j’étais pleine de formes et confortable.

Mes mains touchent mon ventre. Mes ongles le griffent.

Ma peau marque d’un rose la trace de mon crime.

La courbure de mes hanches est très marquée et on voit parfaitement les deux fossettes surplombant mes fesses rondes.

Une goutte gelée tombe sur mon pied. Je trésaille.

Mes doigts en revolver tente en vain de tuer l’image du miroir.

Je déteste mon corps. Parce que derrière ces petits seins se cachent un cœur qui a mal. Des fois j’aimerais que ma peau soit transparente pour qu’on puisse me croire.

Mon dégoût devient plus fort encore.

Mon corps est beau mais mon âme est ailleurs.

Elle me guide. Elle force mes jambes à avancer. Elle me dit de lui arracher ce corps qui ne la mérite pas. Maigris, maigris toujours, elle me souffle. Où est le mal ?

Et puis un jour, peut-être, quelqu’un verra. Quelqu’un verra que le corps si grand et si beau a bien du mal à porter le monde. Il se dira que peut-être, le corps a besoin d’être aidé. Il se dira sans doute que ce corps lui fait peur, alors il partira.

J’ai grossi ces temps-ci.

Mon ventre n’a rien pris, comme d’habitude.

Il a faim, mais je ne vais pas le rassasier. Je veux qu’il ait mal, lui aussi. Il n’avait qu’à pas être aussi parfait.

Je n’en ferais rien d’autre.

Le jeu n’en vaut pas la chandelle. »

6月1日

Vague à l'âme

C’était mercredi.

Enfin, j’avais acheté mes écouteurs. La musique était forte dans mes oreilles, c’était des chansons que je n’avais pas entendues depuis bien longtemps. Et pourtant, je ne les écoutais pas. J’écoutais le clapotement de la pluie.

Enfin, j’étais libre, et il pleuvais déjà. De l’eau froide, de plus en plus forte.

Je sentais cette eau couler le long de mes cheveux que je m’étais résolue à attacher. Il n’y avais personne dans les rues. Enfin, si, quelques personnes sautillaient d’un magasin à l’autre. Moi j’étais là, trempée, et je marchais bien droit.

Enfin, j’étais libre, et je pleurais déjà.

Il ne m’a pas appelée Il ne m’a pas appelé. M’appellera-t-il un jour ?

Je n’ai pas eu le temps, je n’ai pas pris le temps. De toute façon, je n’avais pas le choix. C’était ça ou c’était ruisseler comme la pluie, me perdre  dans mes pleurs, oublier ce que je suis.

Alors, un fois libre, j’ai acheté des écouteur, j’ai écouté ma musique si triste qu’elle ferait pleurer les statues.

J’avais un but, parce que j’ai toujours un but. Il fallait que j’aille là-haut, cet endroit qui domine la ville, ce plus haut banc sur lequel je ne suis allée qu’une fois. Il fallait que je le retrouve.

Mais déjà, le clapotement devenait tempête.

Il ne m’aime pas. Il ne m’aime plus. M’a-t-il aimé un jour ?

J’étais trempé de la tête au pied. Un mec qui regardait la pluie par sa porte m’a parlé de mon brushing, je n’ai pas compris. De toute manière, j’ai jamais su me faire un brushing de ma vie. Je n’ai jamais rien su faire de ma vie. C’est ainsi.

Mon jean collait à mes cuisses, et l’eau était par delà mon col. Sans doute que mes Doc avaient déteint sur mes chaussettes. Peu importe. Elle caressait mes joues avec une telle douceur que chacune des gouttes auraient pu être une pétale de fleur. Elle me faisait de bien.

Il m’a quitté. Parce qu’il ne m’aime plus. Il m’a dit qu’il m’appellerait. Mais comme d’habitude, il ne l’a pas fait. Je le savais, pourquoi ai-je attendu ?

Enfin, j’étais libre, mais ma liberté ne sers plus à rien, parce c’est avec lui que je voulais la partager, même si je savais bien qu’on ne ferais pas la moitié du quart de ce qu’il m’avait dit.

C’est ainsi.

3月24日

tremplin

Jdois avoir une tête à connaître la direction. En effet, il arrive très souvent que dans la rue, on s'arrète pour me demander son chemin. Dans la demi heure où je rentre chez moi, j'ai le droit très souvent à ce cher petit " excusez-moi, mademoiselle... ". Cette semaine en a été un exemple magnifique, et c'est sans compter ces petits " bonsoir " lancés à la volée...

Pourtant, cette semaine, rien ne laissait présager que je serais la cible de toutes ces attentions. Parfaitement invisible, j'errais dans mes rues de moins en moins sombres à la recherche de quelques ames pouvant me rappeler que j'avais le droit de vivre aussi.

" Excusez-moi mademoiselle, je cherche le pavillon du docteur Machin ". Machin, ça tombe bien, je viens de faire mon stage chez lui !!!

" Machin, l'ORL ? " (Môssieur Machin, aurais-je du dire. passque lui, il aime pas bien quand on dit pas Môssieur)

" oui oui "

" ben, c'est par là, dès que vous pouvez vous garer, garez-vous. Pavillon 50 est à coté "

" merci beaucoup "

" je vous en pris ! "

c'est toujours comme ça! moi j'aime bien quand je rends service, ça me donne l'impression de servir à quelque chose. mais peu importe, car cette semaine est une semaine de chiot. je continue donc mon chemin.

"excusez-moi, mademoiselle, je cherche un magasin qui vend des produits asiatiques"

"heu, ben, je me rappelle pas où c'est exactement, mais en tout cas, c'est plus bas, plutôt vers la fac. vous redescendez, ce sera à votre gauche"

"ok, ben merci bien"

"je vous en pris!"

décidément, aujourd'hui, je dois avoir une tête sympathique. cependant cette semaine, j'ai les cheveux tout en l'air (pas que cette semaine, d'ailleurs. mais qu'est-ce que la coiffeuse a bien voulu faire de moi???), un troisième oeil entre les deux yeux, des cernes pas possible, et très franchement, j'ai envie que d'une chose: qu'on me laisse tranquille!!!

"bonsoir"

heu, heu, heu, c'est qui, lui? on se connait?? peu importe...

"heu, bonsoir", et chacun trace sa route.

y'a des jours comme ça où franchement, n'importe qui ferait attention à toi. ce ne serait qu'un jour! mais le lendemain, rebelotte! et les jours suivant aussi. une direction dans la ville, une direction dans la pensée, une direction dans la vie, et puis des bonsoirs, comme ça, lancés au hasard.

j'ai recommencé à être sympathique, à regarder en face au lieu de regarder mes pieds, à parler, à dire ce qui m'angoisse, à reprendre peu à peu ma place, avec ma personnalité, mon humour, mon charisme, et mon ange commence à vaincre mon démon.

cette semaine, j'ai recommencé à être moi, c'est bien mieux comme ça. j'ai eu les réponses que je voulais entendre, et j'ai arrêté de m'excuser d'exister.

et puis ce sourire, ce sourire qui ne me lâche pas, ce sourire qui ne m'a jamais lâché et qui ne me lâchera jamais, quelque soient les circonstances. Je l'aime, ce sourire, tout autant que je le déteste. C'est celui qui me sauve, c'est celui qui me tue.

Et la vie continue...

 
第 1 张,共 11 张